Le marché du maillot de football vintage a vécu un vrai boom en 2025.
Pas juste “un peu plus de ventes”, mais une bascule : le maillot est devenu un produit de mode + un objet de collection + un actif de revente.
Et quand un objet coche ces 3 cases, la hausse peut être violente… mais la correction aussi.
Pourquoi le vintage a explosé en 2025
1) Le maillot est sorti du stade pour entrer dans la rue
En 2024–2025, le maillot est devenu une pièce “style” à part entière. Des médias ont documenté cette transformation : de l’équipement de supporter à la pièce collectible, parfois vendue plusieurs centaines d’euros.
2) “Blokecore” + réseaux sociaux = turbo
La tendance blokecore (esthétique foot 80–90s + jeans + Samba, etc.) a fortement poussé la demande en maillots vintage, notamment chez les jeunes, amplifiée par TikTok/Instagram et récupérée par des marques mode.
Résultat : les gens n’achètent plus “un maillot”, ils achètent un look.
3) La montée du “resell” : le maillot traité comme une paire de sneakers
Le vintage s’est calé sur les codes du marché de la revente (rareté, drop culture, spéculation). Plusieurs analyses grand public décrivent cette dynamique : prix qui montent, chasse aux pièces, économie de l’attention.
4) Les spécialistes ont grossi vite (preuve que la demande est réelle)
Des acteurs spécialisés annoncent des hausses de CA importantes, signe qu’il y a eu un vrai afflux de clients. Exemple : Classic Football Shirts a publié des chiffres en hausse (même si la rentabilité ne suit pas forcément).
5) Plus la valeur monte… plus la contrefaçon suit
Quand un marché devient “cher”, la copie débarque. La presse a documenté le problème des faux maillots match-worn et les mesures anti-contrefaçon (puces NFC, etc.).
Et ça compte énormément, parce que la confiance est le carburant n°1 de ce marché.
Pourquoi ça risque de s’effondrer dans les années à venir (ou au moins de corriger fort)
Je vais être direct : un effondrement total n’est pas garanti, mais le marché coche beaucoup de cases d’un cycle de bulle / correction. Voici les vrais risques.
1) Saturation : trop de vendeurs, pas assez d’acheteurs “solides”
Quand tout le monde se met à vendre du vintage, tu te retrouves avec :
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plus d’offres similaires,
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plus de concurrence sur les mêmes pièces,
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des marges qui se compressent.
Le boom attire des opportunistes → et ça finit souvent en guerre des prix.
2) Perte de confiance (contrefaçons, “repro”, maillots douteux)
Plus il y a de faux, plus l’acheteur se méfie, plus il négocie ou n’achète pas.
Le fait que des clubs mettent en place des dispositifs anti-fraude montre que le sujet est sérieux.
3) Les clubs “tuent” la rareté avec des rééditions rétro
C’est le move classique : quand une esthétique marche, les marques ressortent des “retro drops”, des rééditions, des collabs. Ça capte la demande mode à la place du vrai vintage, et ça peut casser une partie de la prime de rareté (surtout sur les modèles “iconiques mais pas réellement rares”).
4) Le vintage est un produit “discrétionnaire”
En période de tension économique, les achats passion (maillots à 80–250€) sont les premiers à sauter. Ça peut provoquer :
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baisse de demande,
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stocks qui tournent moins vite,
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vendeurs qui bradent pour récupérer du cash.
5) Les “prix records” attirent la spéculation… puis le retour de bâton
Quand le marché se met à parler en “investissement”, c’est souvent le signal que la hausse est avancée. Le Financial Times évoque ces niveaux de prix élevés et la dimension “collectible”.
Et quand les prix cessent de monter, les spéculateurs sortent vite → baisse brutale.
6) Même quand le CA monte, la rentabilité peut baisser
C’est un point important : croissance ≠ profits. Un exemple public montre justement “ventes en hausse mais profits en baisse”, ce qui peut arriver quand les coûts (acquisition, stocks, logistique, retours, authentification) explosent.
Le scénario le plus probable (plutôt qu’un crash “zéro”)
Plus réaliste qu’un effondrement total : une grosse correction.
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Les pièces très rares / provenance béton → tiennent mieux.
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Les modèles “à la mode” mais abondants → prennent la claque.
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Les vendeurs qui ont une marque, une communauté, une expertise d’authentification → survivent.
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Les vendeurs opportunistes / sans différenciation → disparaissent.
FAQ rapide
Est-ce que le marché va mourir ?
Pas forcément. Mais les prix et les volumes peuvent redescendre si la mode se déplace, si la confiance baisse, ou si les consommateurs coupent dans le budget passion.
Qu’est-ce qui protégera les meilleurs acteurs ?
Authentification sérieuse, sourcing solide, storytelling (histoire du maillot), communauté, et expérience (boutiques éphémères, contenu, etc.).